samedi 7 février 2009

Recherche d'emploi à Amsterdam


Crise économique ?

Après l'épisode du licenciement express de TomTom, Ces deux dernières semaines ont été consacrées à la recherche d'un nouveau boulot. Par les temps qui courent et les rafales de licenciements que l'on entend partout, la tâche pourrait s'avérer difficile. Cependant aux Pays-Bas, même si le taux de chômage a brutalement augmenté, il reste en dessous de 3% ! Et surtout je fais partie d'un secteur qui reste structurellement en grosse demande de personnel qualifié : le développement logiciel.

Pourquoi Amsterdam ?

Je ne suis resté pour l'instant que 10 mois à Amsterdam, et même si je ne compte pas rester toute ma vie ici, 10 mois, c'est court ! Je ne parle même pas encore correctement néerlandais, ce qui était l'un des objectifs de ma venue sur la terre des origines (d'une part) de ma famille. Et après 1 an en Espagne, 18 mois aux Etats-Unis, et 6 mois en France, j'aspire à un peu moins de mouvement pour le moment ...

Et ton parachute ?

J'avais été inspiré il y a quelques mois de lire le livre What color is your parachute ? . Ce livre est considéré aux Etats-Unis comme la bible du chercheur d'emploi; il y a beaucoup de conseils pratiques sur la recherche, sur les entretiens, et aussi des chapitres sur les changements de carrière, des exercices pour cerner sa personnalité, ses talents, ses motivations ... C'est une très bonne référence, qui me sert beaucoup dans ma recherche d'emploi !
J'ai donc commencé ma recherche sur les sites Internet de recherche d'emploi.

Sites de recherche d'emploi aux Pays-Bas

Cependant, la recherche d'emploi via les portails pour l'emploi ne permet de rechercher qu'une partie des offres d'emploi. Pour décupler l'efficacité d'une recherche d'emploi, ainsi que le suggère What Color Is Your Parachute, il est nécessaire d'activer ... son réseau.

Le réseau

Cette technique n'est pas nouvelle et n'est pas limitée aux Pays-Bas, mais c'est vraiment en demandant à ses contacts que l'on déniche le plus d'opportunités. Mes ex-collègues de chez TomTom m'ont bien aidé en me recommendant à leurs précédents employeurs et leurs anciens collègues, et en me donnant beaucoup de pistes.

LinkedIn

La nouveauté en la matière, c'est d'utiliser le réseau social pour professionnels : LinkedIn. Beaucoup de gens sont dubitatifs sur la réelle utilité de ce réseau. Il y a un article de Guy Kawasaki expliquant comment tirer parti de ce nouvel outil. A tous ceux qui doutent de la puissance de LinkedIn, je n'ai que ceci à leur opposer : j'ai été hier à mon premier entretien suite à un contact sur LinkedIn et aujourd'hui la compagnie m'a fait une offre pour que je les rejoigne !

mardi 27 janvier 2009

TomTom : Compte-Rendu d'un Licenciement Economique



Le ciel s'assombrit

Profits en chute libre. Renégociation de la dette. Pas d'augmentation de salaire. Plan de licenciement. Les mauvaises nouvelles sortent en rafales de la bouche du PDG. Ce matin, jeudi 22 janvier 2008, la présentation devant tout le personnel ne détaille pas les courbes de croissance d'une compagnie conquérante. Pas de graphiques colorés de la profitabilité de chaque division, de notre progression dans les marchés nord-américains ou émergents. Le PDG assène seulement les faits, et les faits sont brutaux : la priorité est à la réduction immédiate des coûts. Lorsque l'écran dévoile les détails du plan, la foule est parcourue de murmures : 115 suppressions de postes (soit 7% des effectifs ) en priorité les contrats temporaires, qui coûtent moins cher à licencier. Pour moi, pour Alex, Piotr, Javier et beaucoup d'autres, l'avenir au sein de TomTom s'annonce soudainement beaucoup plus incertain.

Réduction des coûts, mode d'emploi

Les modalités sont posées par le PDG : tout au long de la journée, un étage entier sera réservé pour des entretiens individuels avec les personnes "sélectionnées". Un court entretien avec le responsable du département concerné sera organisé, et au terme de la journée, après une brève transmission de nos connaissances et de nos avancées sur les projets actuels, on sera remercié. Le mot d'ordre officiel est que l'on est "relevé de nos obligations" immédiatement afin de faciliter la recherche d'emploi. Bien sûr, l'employeur continuera de verser le salaire jusqu'à expiration du contrat.

Déroulement d'un Jeudi Noir à TomTom

Tout le monde retourne donc à son poste de travail, et peu après, les festivités commencent : il y a là une employée des ressources humaines avec un gros dossier qui s'avance et chuchote quelque chose à notre manager. Il appelle alors Piotr, qui comprend de suite qu'il vient de perdre son job. Tout le monde travaille en Open Space, et donc tout le monde assiste muet à ce spectacle sinistre. Piotr descend alors avec la femme avant de revenir 20 minutes plus tard. C'est maintenant au tour d'Alex de suivre l'employée dans ce qui commence à ressembler à un simulacre de couloir de la Mort : plus personne ne travaille désormais, dans l'attente d'entendre notre manager prononcer notre prénom. Il y a pire - Piotr ne peut déjà plus accéder à son ordinateur, qui a été bloqué. On me dira plus tard que c'était par peur de représailles : la compagnie ne veut pas prendre le risque que l'on sabote des projets entiers en supprimant des fichiers. Voyant cela, je m'empresse de sauvegarder toutes mes données personnelles sur mon disque par précaution. Tous les collègues sont maintenant autour de Piotr, qui doit faire ses affaires et partir. De transmission de connaissance il n'y aura point, contrairement à ce qu'affirmait le PDG.

C'est mon tour

Nous sommes donc tous debout, lorsque notre collègue des RH revient et murmure à l'oreille de notre manager, qui hoche la tête vers ma direction. Où est-ce quelqu'un d'autre? Il y a beaucoup de monde derrière moi. Mais un deuxième hochement me confirme que c'est bel et bien moi l' "élu". Je suis donc l'employée des RH au 2ème étage, là où les "entretiens" ont lieu. Il y a là un gardien de la sécurité qui fait des rondes. Serait-on des criminels ? J'imagine que cela relève aussi d'un principe de précaution. Tout cela a été organisé avec une froide et surprenante efficacité. C'est maintenant le temps du face-à-face avec le manager, qui bien entendu me dit qu'il est "désolé" de ne pas pouvoir faire autrement, que je suis un bon élément et qu'il me souhaite bonne chance pour ma carrière professionnelle. J'ai quelques questions à lui poser avant de revenir à mon étage où mon ordinateur a été en effet déjà bloqué. Tous mes collègues m'entourent pendant que je fais mes affaires et ils ont vraiment une mine déconfite, alors que j'essaie de garder ma bonne humeur. Je dis au revoir à tout le monde en leur disant à quel point j'ai apprécié de travailler avec eux (ce qui est vrai, la plupart sont intéressants et enthousiastes pour leur job). L'employée des RH m'escorte jusqu'au moment où je rends mon badge à l'accueil. Alex, Piotr et Javier sont déjà là : on est tous avec nos sacs plastiques remplis avec les papiers du bureau, on a vraiment l'air de vagabonds ! Avec un dernier regard en arrière, on quitte le bâtiment : l'épopée TomTom est désormais derrière nous ...

jeudi 8 janvier 2009

Trains, Arnaques et Règlements de Contentieux

Acheter son billet de train sur Voyages-Sncf depuis l'étranger

Il y a de cela il me semble une éternité, j'avais fait part ici-même d'une arnaque de la SNCF. Je ne vais pas reprendre le post dans son intégralité mais en voici la trame principale :
  • Le client achète un billet en ligne sur voyages-sncf.com au départ de l'étranger.
  • En arrivant à la gare de départ, ni les machines automatiques ni les guichets ne peuvent imprimer le billet.
  • Le client doit alors acheter un nouveau billet plein tarif juste avant le départ.
Bref, ce schéma a déjà été découvert par un de mes collègues qui s'est fait avoir de la même façon. Je soupçonne donc que cela arrive à un certain nombre de français habitant à l'étranger.

Suite (et fin ?) de l'affaire

J'avais donc porté réclamation au services clients de la sncf, et après avoir reporté depuis lors mes velléités de représailles (porter l'affaire à la connaissance de QUE CHOISIR en l'occurence), j'ai eu l'agréable surprise de recevoir aujourd'hui dans ma boîte aux lettres un courrier de la SNCF. Ledit courrier "regrette les désagréments" et m'annonce le remboursement de la somme symbolique de 47 euros. Symbolique car bien qu'étant la somme déboursée en ligne, cela représente peu par rapport aux billets plein tarif que j'ai eu à acquérir par la suite.

Voici quelques morceaux choisis de ce courrier :
"En effet, lors de l'achat sur Internet, le client renseigne lui-même les différents paramètres qui vont composer son voyage, ainsi que les modalités de retrait de ses billets. L'obtention des titres n'est possible que dans le pays de retrait qu'il aura sélectionné en début de commande. "
Ok, c'est vrai, je m'aperçois maintenant qu'il y a effectivement une option tout en bas "Sélectionner le pays de retrait " que je n'avais jamais remarqué avant, qui est par défaut sur France. Si on met à la place Pays-Bas, on est redirigé sur un site en hollandais. Mouais.

Confirmation de commande, explicite ?

Dans le courrier de confirmation de la commande SNCF, il y a effectivement une phrase qui pourrait mettre la puce à l'oreille. En voici encore un morceau choisi :

Vous avez effectué une commande sur notre site voyages-sncf.com le 31/07/2008 à 11h46 et nous vous en remercions. Nous vous rappelons ci-dessous le détail :

Pour assurer les départs TGV dans les meilleures conditions, il est désormais demandé à l'ensemble des voyageurs TGV d'accéder au train au plus tard 2 minutes avant l'heure de départ indiquée sur leur titre de transport.

Vous êtes invité à retirer cet article dans une boutique SNCF ou dans une gare SNCF.
IMPORTANT : vous devrez présenter la même carte de paiement et le code confidentiel associé (avant la date de fin de validité de votre carte de paiement).
Les cartes bancaires étrangères à piste magnétique et la carte American Express ne peuvent pas être utilisées pour un retrait en Bornes libres services.

En effet, je comprends (après une demi-seconde de réflexion) que la gare d'Amsterdam ne qualifie pas comme étant une gare SNCF. Mais enfin, ne serait-il pas possible d'être un tout petit peu plus explicite, du genre :
  • Attention ! Vous partez d'une gare d'ou vous ne pourrez pas imprimer votre billet. Voulez-vous continuer ? Etes-vous vraiment vraiment vraiment sûr ?
Au lieu de cela, on nous informe de la possibilité de retirer dans une "gare SNCF", prise en sandwich entre 3 lignes en ROUGE et une phrase commençant par "IMPORTANT". Arnaque ?

Encore mieux, alors que des compagnies aeriennes ont deja des tickets électroniques depuis quelques temps, cela éviterait ce genre de désagrément à la SNCF !

Bon, tout ça pour dire que je suis quand même content d'avoir reçu la "compréhension" de la SNCF et un dédommagement partiel mais vraiment, il reste de la route à parcourir (ou plutôt, du rail !) !

dimanche 21 décembre 2008

A Dutch Culture Shot, City 2 : Haarlem

Haarlem, à 20 minutes d'Amsterdam

Haarlem est une petite ville facilement accessible depuis Amsterdam mais qui a tout de même donné son nom au quartier d'Harlem à New York (fondé par des colons hollandais).

Le centre historique a été bien conservé, et bien que d'une taille modeste, il comporte plus de mille bâtiments classés !

De ces milles bâtiments, nous n'en avons vu qu'une poignée, parmi lesquels Grote Markt (la grand-place) et l'église Sint-Bavokerk (sacré morceau).


L'église Sint-Bavokerk

L'orgue de Sint-Bavokerk - Mozart y a joué à l'âge de 10 ans

La visite culturelle

La visite culturelle de la journée aura été ... le bar ! En effet, devant notre arrivée tardive dans la ville, les musées étaient déjà fermés. Il y a cependant là encore de quoi faire avec par exemple le Teylers Museum (le plus vieux musée des Pays-Bas) ou encore le Frans Hals Museum (principal musée de la ville).

Pâtisserie hollandaise

Pour l'anecdote, afin de nous réchauffer on a acheté du vin chaud sur le marché de Noel (d'inspiration allemande), et étant les 250ème clients de la journée, on s'est fait offrir un mètre de patisserie hollandaise, le banketstaaf. Mes collègues m'ont aidé à en manger le lendemain !

Moi et mon mètre de Banketstaaf

La France à Haarlem

Il faut aussi ajouter que la langue française a vraiment la côte à Haarlem, je ne compte plus le nombre de magasins avec des noms en français : Le Petit Paris, la Boule, Ici Paris ... Devant l'état des finances françaises, une idée pourrait être d'instaurer une taxe pour l'utilisation des noms français à l'étranger, car ça leur permet souvent de vendre des produits plus chers ! (ce qui est français est forcément classe et raffiné dans l'imagerie populaire).

En bref, Haarlem est une petite ville bien sympathique, que je visiterai une nouvelle fois afin de voir tout ce que j'ai manqué !

dimanche 14 décembre 2008

A Dutch Culture Shot, City 1 : Den Haag

La Haye, première étape

Pour la première ville de A Dutch Culture Shot, l'étape nous emmène à Den Haag, ou La Haye en français. J'ai toujours trouvé bizarre de traduire les noms de ville, mais quand le nom n'a plus rien à voir, ca porte vraiment à confusion.

La Haye est la capitale administrative des Pays-Bas, siège du gouvernement et du parlement mais je laisserai le soin à Wikipedia de décrire en détail l'histoire et les caractéristiques de la ville.

Impressions

L'impression que Den Haag m'a donnée est celle d'une ville historique constituée en grande partie de beaux quartiers aux maisons cossues. Il est bien agréable de déambuler dans le centre piéton, d'autant plus qu'il n'y a pas foule le dimanche, mis à part quelques personnes agées.

Le Musée de la Photo

La visite culturelle de la journée a consisté en la visite du musée de la Photo attenant le GemeenteMuseum, et qui m'a laissé un peu sur ma faim. Pour lieu de musée, il y avait une exposition d'un célèbre photographe hollandais (les photos ressemblent à s'y méprendre à des tableaux) et une aile consacrée à l'art moderne, dont je ne suis en général pas un fervent admirateur (le label "moderne" me parait souvent une justification du concept "tout et rien est de l'art").
Une oeuvre de Erzin Olaf exposée au Musée de la Photo de La Haye

Scheveningen, la plage

La fin de la visite du musée coincidant avec le soleil accelérant sa course vers l'horizon, nous avons mis le cap sur la plage de La Haye : Scheveningen. C'est une plage vraiment touristique (pour les Pays-Bas), avec du sable blanc et une eau ... gelée. On a bravé le vent glacial pour rester jusqu'au coucher du soleil, qui fut, il faut le dire, vraiment magnifique.

mercredi 10 décembre 2008

Le poème de Saint-Nicolas

Dear Tommy,

Sinterklaas know you're a busy man
You do as much as you possibly can
Do not like to waste a minute of your time
Want each moment to be sublime

Sint wonders where you find the energy
to climb, play tennis, go and see
Lizz Wright, Gotan, Rodrigo y Gabriela
Work, read and call your mother Ella

You try to live a healthy life
But do not always remember this strife
Sint know you're hooked to the sweet
It's stroopwafels and chocolate you need
Even though the taste is good
You should sometimes try some fruit

Well life for you is like a battle
Cause you vowed to never settle
Hungry and foolish you'll try to stay
Go wherever, come what may
Life is good and will get better
But First splurge on this chocolate letter

Yours,
Sinterklaas

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Thank you Sinterklaas !

Le cortège de Saint-Nicolas arrive à Amsterdam

lundi 8 décembre 2008

A Dutch Culture Shot : Beginning

Après plus de 8 mois passés aux Pays-Bas et finalement assez peu de découvertes du pays, j'ai décidé de lancer un nouveau projet personnel : A Dutch Culture Shot.

Le principe de A Dutch Culture Shot est le suivant :

La découverte d'une nouvelle ville des Pays-Bas en un jour, tous les dimanches.

Etant donné la qualité du réseau ferré aux Pays-Bas et l'étendue limitée du territoire, il est possible de faire un aller-retour au départ d'Amsterdam vers n'importe quelle ville du pays dans la journée. La visite de la ville comportera également des visites de musées ou d'exhibitions afin de mettre à profit la museumkaart dont je suis un heureux détenteur.

D'ailleurs, cette carte est un très bon investissement si vous passez plus que quelques jours aux Pays-Bas : elle coûte 40 euros et permet l'accès gratuit pendant un an à plus de 400 musées dans tout le pays !

Je commencerai le premier épisode par une visite dominicale de Den Haag (La Haye).

Dans un deuxième temps, le concept sera étendu à toutes les découvertes culturelles d'Amsterdam et à une expansion internationale (Belgique, Allemagne).